ESAT : elles et ils veulent être reconnu.es comme travailleuses et travailleurs

En 2020 des personnes travaillant en ESAT (ex-CAT, gérant le travail des personnes reconnues handicapées) dans les Vosges, par ailleurs militant·es de l’Action catholique ouvrière des Vosges, organisent une rencontre pour revendiquer un statut identique à celui des salarié·e et l’application du Code du travail.

photo: Cold, Ingrid – autocollant illustré par Fletcher

-droit aux indemnités journalières de sécurité sociale,

-droit à la retraite,

-au SMIC plein (et non à partir de 55 % comme actuellement).

Elles et ils travaillent à temps plein, mais ne sont considéré.es que comme des usager.es à « protéger » du monde extérieur – mais pas de l’exploitation – avec un revenu inférieur au salaire minimum (en moyenne 80%).

Comme celle de février de l’ACO des Vosges, plusieurs pétitions existent, lancées par des travailleurs et travailleuses d’ESAT, depuis plusieurs années. Des relais dans le mouvement syndical seront nécessaires pour peser et gagner enfin un changement de la loi.

Plus profondément, cette mobilisation pour la dignité est l’expression du refus du validisme. Le validisme, c’est organiser la société pour les valides, et les handi sont obligé·es de s’adapter, alors qu’on pourrait dès le départ concevoir la société pour inclure toutes et tous. C’est aussi un des combat de l’UCL.

Pour aller plus loin :

https://basta.media/Handicap-militant-tribune-societe-inclusive-discriminations-lutte

https://informations.handicap.fr/a-handicap-a-vendre-livre-cash-travail-esat-32442.php

https://informations.handicap.fr/a-incrimines-dans-livre-esat-ripostent-32529.php