Les salarié·e·s de l’aide à domicile se mobilisent à Epinal

25 mai 2021 Non Par UCL Vosges

Samedi 22 mai une trentaine de salariées de l’aide à domicile, des associations ADMR et ADAVIE se sont rassemblées à l’appel de la CGT devant la préfecture des Vosges pour exiger l’application de l’avenant 43 de leur convention collective le 1er octobre prochain. Cet avenant prévoit des hausses de salaire en moyenne de 15 %.

Mais l’État refuse de financer en totalité cet avenant (600 millions d’euros par an), en laissant la moitié à la charge des départements. Aucune garantie donc qu’il s’applique dans les Vosges, comme dans certains autres départements. Ceux-ci sont d’ailleurs mis de plus en plus en difficulté par la crise économique que paie la population appauvrie : la hausse de personnes basculant dans le RSA en est la preuve. Et la réforme visée sur l’assurance chômage va accentuer ce phénomène.

C’est l’argument des présidences des conseils départementaux. Ce n’est pas le problème des aides à domicile. Des milliards sont distribués aux entreprises et actionnaires qui en profitent pour licencier. Et il n’y aurait pas d’argent pour revaloriser des salaires de misère ?  Finalement, c’est la socialisation de ces activités dites du soin qui est la seule base possible pour en finir avec la misère des moyens attribués par la société capitaliste à ce secteur. Socialiser leur financement pour empêcher d’y faire des profits. Socialiser son organisation pour que les usager·e·s et les salarié·e·s décident. Socialiser pour que la société reconnaisse ces activités comme étant un vrai travail et donc qu’il ne doit pas naturellement être exercé par les seules femmes.